Plus que de hauts standards nécessaires

Von Elm et al fournissent un ensemble de critères bienvenu pour juger des études observationnelles prospectives.1 Ce qu’elles ne comprennent pas l’avertissement du gouvernement sur la santé qui devrait accompagner ces publications. L’éditorial qui l’accompagne souligne l’utilité de ces études pour examiner les maladies rares2, mais de telles études sont souvent utilisées pour des maladies courantes comme les maladies cardiovasculaires et le cancer. Les points finaux sont fréquents et la prévalence suffisamment élevée pour rendre les essais contrôlés randomisés plus fiables pour évaluer ces maladies. Les exemples cités semblent prouver l’importance des cohortes, mais une liste de cardiologie seule montre que les résultats des études observationnelles sont souvent gravement erronés. Des études observationnelles des effets cardioprotecteurs des hormones sexuelles féminines, de l’utilité des antioxydants ou des stratégies d’abaissement de l’homocystéine, et du contrôle du rythme de la fibrillation auriculaire ont suggéré un effet thérapeutique clair et une pratique fortement influencée. Mais les essais randomisés ultérieurs ont réfuté chaque hypothèse. Le principal problème est l’interaction des facteurs qui ne peuvent pas tous être statistiquement pris en compte.Par exemple, en général, les personnes en surpoids font moins d’exercice, ont un apport en graisses saturées élevé, fument et ne suivent pas leur insulinothérapie ou ne prennent pas leurs comprimés de tension artérielle. Ainsi, les résultats des études de cohorte sont souvent erronés si les cohortes sont considérées isolément. Ce ne serait pas un problème si les études de cohorte n’étaient pas suivies jusqu’à ce qu’un essai randomisé soit mené. Glasziou et al suggèrent qu’un rapport de taux combiné d’au moins 10 et une valeur de P de < 0,01 devraient être utilisés pour distinguer un effet réel de la population de fond. “ cibles préférées — obésité légère, l'apport en sel, ou le tabagisme passif — passerait ce test. Les résultats des études de cohorte devraient commencer plutôt que de clore le débat. Les experts sont trop prompts à présenter une hypothèse comme un fait avéré, et la profession médicale est trop disposée à accepter ces résultats sans critique.