De nombreux immigrants canadiens sont vulnérables à la rougeole, aux oreillons ou à la rubéole

Une enquête auprès des immigrants et des réfugiés vivant dans une région culturellement diversifiée de Montréal au Québec a révélé que 36% des personnes testées étaient sensibles à la rougeole, aux oreillons ou à la rubéole. Cela a suscité des appels à des programmes de vaccination de rattrapage ou à la surveillance la moins poussée des établissements de soins primaires et secondaires.

Les chercheurs ont sondé 1480 adultes venus au Canada de six régions en développement, dont l’Asie du Sud, l’Amérique latine, l’Afrique et l’Europe de l’Est. Tous ont été recrutés dans deux hôpitaux et trois cliniques de soins primaires à Montréal. Près de la moitié étaient des réfugiés. Ils étaient bien éduqués et la plupart étaient dans les tranches de revenu moyen ou élevé de leur pays d’origine. La susceptibilité à la rougeole, aux oreillons ou à la rubéole varie entre 22% et 54% selon l’âge, le sexe et le pays d’origine. Les femmes immigrantes ou réfugiées étaient significativement plus susceptibles que les hommes d’être sensibles à la rougeole (rapport de cotes 2,1, IC à 95% de 1,2 à 3,8) et à la rubéole (1,7, 1,2 à 2,6) microsporon.

Les auteurs disent que leurs résultats sont inquiétants et reflètent probablement la faible couverture mondiale du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (RRO) comparativement à la couverture au Canada et aux États-Unis. Les autorités de santé publique doivent combler l’écart ou risquer des flambées répétées de ces maladies infantiles.

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