Les repas sont-ils la réponse au décalage horaire?

Le Daily Telegraph a rapporté aujourd’hui qu’éviter la nourriture des compagnies aériennes pendant les vols long-courriers, et manger à l’arrivée, pourrait aider à battre le décalage horaire. Le journal a suggéré que, bien que l’on ait longtemps pensé que la lumière était la clé pour régler les horloges de notre corps, les temps de repas ayant un effet moindre, une nouvelle étude a trouvé une « horloge alimentaire » qui peut remplacer la « lumière ». maître horloge quand nous avons faim « .

Les scientifiques savaient avant cette étude que la présence ou l’absence de nourriture pouvait remplacer les effets de la lumière sur nos horloges corporelles. L’étude sur laquelle ce rapport est basé n’a pas découvert ce phénomène, mais a plutôt identifié une partie spécifique du cerveau chez la souris qui est impliquée dans l’effet de la nourriture sur les rythmes circadiens.

Bien qu’il y ait une suggestion que le décalage horaire pourrait être battu en chronométrant la prise alimentaire pour affecter l’horloge corporelle; l’étude n’a pas étudié cela. D’autres études auraient besoin d’étudier cette théorie pour établir si elle était vraie ou non.

D’où vient l’histoire?

Le Dr Patrick Fuller et ses collègues de la Harvard Medical School ont mené la recherche. L’étude n’a pas signalé de sources de financement et a été publiée dans la revue à comité de lecture: Science.

Quel genre d’étude scientifique était-ce?

Cette étude de laboratoire a examiné comment les rythmes circadiens sont contrôlés chez la souris. Le rythme circadien est essentiellement le schéma d’activité d’un organisme et suit un cycle d’environ 24 heures. Un gène connu pour être impliqué dans ce processus est Bmal1, et les souris qui n’ont pas ce gène n’ont pas de rythmes circadiens. Le cycle lumière-obscurité a généralement un fort effet sur les rythmes circadiens, avec des animaux dits «diurnes» actifs dans la lumière et endormis dans l’obscurité, et le contraire vrai des animaux nocturnes. Cependant, lorsque la nourriture est rare, les rythmes circadiens des animaux seront réinitialisés pour qu’ils soient actifs lorsque la nourriture est disponible, quel que soit le cycle lumière-obscurité.

Les chercheurs ont voulu examiner si différentes régions du cerveau sont impliquées dans ces processus, et ils l’ont fait en réintroduisant le gène Bmal1 dans différentes zones du cerveau des souris qui manquaient de Bmal1. Pour ce faire, ils ont d’abord injecté le gène Bmal1 dans les noyaux suprachiasmatiques (SCN) de l’hypothalamus; les SCN sont connus pour être impliqués dans la synchronisation du rythme circadien avec le cycle lumière-obscurité.

L’autre domaine dans lequel le gène Bmal1 a été injecté était le noyau hypothalamique dorsomédian (DMH), une zone qui a été suggérée pour être impliquée dans l’affect de la nourriture sur les rythmes circadiens.

Les chercheurs ont examiné l’effet de la réintroduction du gène Bmal1 dans ces différentes régions sur les rythmes circadiens de la souris et sur leur réponse au cycle lumière-obscurité et à la disponibilité de la nourriture.

Quels ont été les résultats de l’étude?

Les chercheurs ont constaté que l’introduction du gène Bmal1 dans les deux différentes zones du cerveau semblait produire des effets opposés diarrhée et gastro-entérite.

Quand ils ont introduit le gène Bmal1 seulement dans le SCN de l’hypothalamus, les souris ont retrouvé des rythmes circadiens qui pourraient être fixés par le cycle lumière-obscurité, mais pas par la présence ou l’absence de nourriture.

Inversement, quand ils ont introduit le gène Bmal1 seulement dans le DMH, les souris ont retrouvé des rythmes circadiens qui pourraient être fixés par la présence ou l’absence de nourriture, mais pas par le cycle lumière-obscurité.

Quelles interprétations les chercheurs ont-ils tirées de ces résultats?

Les chercheurs ont conclu qu’ils avaient identifié la région du cerveau (le noyau hypothalamique dorsomédian) qui était impliquée dans la mise en place de rythmes circadiens en réponse à la nourriture.

Que fait le NHS Knowledge Service de cette étude?

Cette étude favorise la compréhension de la façon dont les différentes régions du cerveau sont impliquées dans l’établissement des rythmes circadiens du corps. Bien que les résultats de cette étude puissent être utiles à long terme pour résoudre des problèmes humains tels que le décalage horaire, ils ne suggèrent pas immédiatement de mesures préventives.

Le fait que l’horloge corporelle puisse être affectée par le moment de la prise de nourriture suggère qu’il pourrait être possible d’utiliser de la nourriture pour aider à combattre le décalage horaire. Cependant, des essais contrôlés randomisés seront nécessaires avant qu’il soit possible de tirer des conclusions définitives sur cette théorie.